C'est une première pour Combo — et pour la filière bois-bocager normande. La chaufferie de Moutiers-en-Cinglais, dans le Calvados, est entrée en service en mai 2026. Elle alimente désormais la cuisine centrale de proximité de la Communauté de Communes Cingal-Suisse Normande. Un contrat de 20 ans. Une énergie produite à moins de 15 km. Zéro fioul.
Ce projet, le premier de la "première grappe" de Combo, est l'aboutissement de deux années de travail : études techniques, montage financier, dépôt des subventions, travaux de génie civil, installation de la chaufferie, raccordement. Tout a été mené sous maîtrise d'ouvrage de Combo, avec nos partenaires maîtres d'œuvre.
Pourquoi une cuisine centrale ?
La cuisine centrale de la CdC Cingal-Suisse Normande prépare les repas pour les cantines scolaires et les structures médico-sociales du territoire. Elle fonctionnait jusqu'ici au propane. Une facture lourde, soumise aux variations des marchés, sans ancrage local.
L'enjeu était double : réduire les charges énergétiques de la collectivité dès la première année, et ancrer la filière bois-bocager dans un circuit court. Le résultat : la chaleur est désormais produite à partir de copeaux issus des haies ornaises, gérées de manière durable par Bois Bocage Énergie.
"Notre collectivité a sélectionné Combo pour répondre aux besoins de chaleur de notre cuisine de proximité. L'accompagnement personnalisé, la réactivité de notre interlocuteur, la transparence dans le montage de projet nous donnent entière satisfaction. Et Combo participe indirectement à stimuler la filière de gestion bocagère durable de notre territoire !"
Jean-Claude Breteau — Vice-président à la transition écologique et aux mobilités, CdC Cingal-Suisse Normande (Calvados)Un montage financier coopératif
L'un des enjeux majeurs de ce projet était de mobiliser les financements publics — notamment le Fonds Chaleur ADEME — pour un bâtiment dont la consommation (235 MWh/an) est très en-deçà du seuil habituel d'éligibilité. Grâce au modèle mutualisé de Combo, ce seuil a été franchi.
Au total, plus de 50 % du projet a été subventionné : ADEME (Fonds Chaleur avec bonus citoyen), Région Normandie, Certificats d'Économies d'Énergie. Le reste a été financé par les comptes courants d'associés de Combo (Énergie Partagée, Enercoop Normandie, SEM Orne) et un emprunt bancaire auprès du Crédit Coopératif et de la NEF.
La collectivité, elle, n'a pas investi un euro. Elle signe une facture mensuelle en €/MWh — et bénéficie d'économies sur ses charges énergétiques dès la première année d'exploitation.
67 % des dépenses restent dans l'économie locale
C'est l'un des arguments qui nous tient le plus à cœur : 67 % des dépenses liées à ce projet restent dans l'économie locale. Les agriculteurs qui taillent les haies, l'entreprise qui livre les copeaux, les artisans qui assurent la maintenance — tout ce réseau bénéficie directement du contrat passé avec la collectivité.
C'est exactement l'inverse du modèle fossile, où l'argent public partait financer des importations de gaz ou de propane, sans retombée locale.
Et la suite ?
Deux autres chaufferies de la première grappe sont en cours de mise en service : Échauffour (469 MWh, EHPAD + logements communaux) et Bretoncelles (387 MWh, EHPAD du Perche ornais). Trois nouvelles chaufferies sont en cours d'étude pour une mise en service visée en 2027.
De la cépée au radiateur — le modèle Combo est prouvé. Loin des réseaux urbains, la chaleur du bocage peut chauffer les territoires ruraux de l'Orne, du Calvados et de la Manche. Et c'est la mission que Combo se donne.